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Iphigénie en Tauride - Gluck

Teatro dell'Opera - Roma

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Iphigénie en Tauride - Gluck

Teatro dell'Opera © Silvia Lelli

Gluck Iphigénie en Tauride

Du 18 avril Au 27 avril 2027
Date d'ouverture: 08 octobre 2026
Teatro dell'Opera - Roma
À partir de 117 €
Tarifs & Dates
Programme

Gluck : Iphigénie en Tauride

Distribution
  • Chef d'orchestre
    Alessandro De Marchi
  • Metteur en scène
    Robert Carsen
  • Interprètes
    Iphigénie: Axelle Fanyo
    Oreste: Alessio Arduini
    Pylade: Julien Behr
    Thoas: Jean-Fernand Setti
  • Info salle
  • Plan de la salle
  • Synopsis

Teatro dell'Opera - Roma LocationPiazza Beniamino Gigli, 7 - 00187 Roma Italie

  • Capacité de la salle : 1400

Bien que la représentation d'un opéra soit attestée à Rome dès 1606 (EUMELIO d'Agazzari), les interdits du pape visant les spectacles dramatiques et lyriques y seront longtemps un obstacle au développement de l'opéra. On y ouvre tout de même un théâtre lyrique public en 1697, mais de fait, jusqu'à l'ouverture en 1880 de la salle actuelle, aucun compositeur d'importance ne s'attachera à la cité papale. La scène romaine est cependant loin d'être inexistante au XLKème siècle : Rossini est venu y créer son BARBIER DE SEVILLE au Teatro Argentina en 1816, et Verdi quatre de ses œuvres dont, tout de même, LE TROUVERE (1853) et UN BAL MASQUE (1859) au Teatro Apollo.

Mais en 1877, la ville qui était devenue la capitale de l'Italie ne possédait toujours pas d'opéra moderne. Domenico Costanzi, qui avait fait fortune dans l'hôtellerie, eut donc l'idée de léguer son nom à l'histoire de la Ville Éternelle en faisant édifier sur ses fonds un théâtre lyrique, qui devait voir le jour trois ans plus tard. La vie lyrique romaine va alors trouver un second souffle, puisque de 1880 à 1926, ce ne sont pas moins de 46 créations et de 120 premières romaines qui vont avoir lieu au Teatro Costanzi. Les créations sont toutes signées de compositeurs italiens, et parmi elles se distinguent les triomphes obtenus par Mascagni pour CAVALLERIA RUSTICANA, et par Puccini pour TOSCA. Mais au nombre des nouveautés proposées au public romain, figure aussi PARSIFAL dès 1884, tandis que Toscanini fait ses débuts à Rome en dirigeant... CARMEN. En 1926, le théâtre passe sous le contrôle de l'État fasciste, qui entreprend une modernisation et une transformation complète de l'édifice. Lorsqu'il rouvre deux ans plus tard, sous le nom de Teatro Reale dell'Opera, il poursuit évidemment la politique de création "nationale", et l'on y entend bien sûr Respighi ou Malipiero, mais aussi Stravinski, Richard Strauss et même le WOZZECK de Berg en 1942. En 1937 sont aussi inaugurées les fameuses saisons d'été à ciel ouvert, aux Thermes de Caracalla.

En 1946, l'institution adopte le nom de Teatro all'Opera, et internationalise son répertoire tout en restant fidèle aux auteurs contemporains : ce sont alors Britten, Honegger, Hindemith, Janâcek ou Henze qui seront ici joués. On y découvre aussi Renata Tebaldi en 1948 et Maria Callas (en Kundry, dans PARSIFAL !) en 1949. Ces dernières décennies, malgré de difficiles problèmes financiers, les directeurs artistiques ont su conserver la créativité et le lustre de la scène romaine.

Teatro dell'Opera

Le plan de salle est donné à titre indicatif et n'a aucune valeur contractuelle.
La répartition des catégories peut différer en fonction des spectacles et des dates.

Synopsis

Iphigénie en Tauride

IPHIGENIE EN TAURIDE, UNE TRAGEDIE AUSTERE

 

Opéra en quatre actes, Iphigénie en Tauride est l'œuvre du compositeur allemand Christoph Willibald Gluck. Rencontrant un franc succès dès sa première représentation, cet opéra en a connu 89 autres avant la mort de son auteur. À l'époque, Marie-Antoinette en personne s'était déplacée pour la première représentation, le 18 mai 1779. Inscrite au répertoire de l'Académie Royale de Musique, l'Iphigénie en Tauride a été diffusée dans le monde entier, lors d'une représentation en date du 8 novembre 2007. Ce qui en fait une œuvre intemporelle, qui a su défier le temps, et séduire plusieurs sensibilités d'époques tout à fait différentes.

L'HISTOIRE

Tout commence avec le livret d'Alphonse du Congé Dubreuil qui, après avoir travaillé sur le sujet d'Iphigénie en Tauride, sollicita Gluck pour une composition musicale. Déjà demandé sur un projet similaire, celui-ci déclina la proposition de Dubreuil. Travaillant la pièce avec acharnement, Gluck eu le bonheur d'avoir la Reine de France, Marie-Antoinette à la première représentation de l'Iphigénie en Tauride.

Acte 1 : c'est une symphonie allegro moderato qui est servie au spectateur à l'ouverture de la partition, une façon de tout de suite l'immerger dans l'intrigue de la pièce. Celle-ci prend une tournure plus grave et plus solennelle, avec les notes de piano annonçant une « tempête au loin ». L'orage passé, Iphigénie fait son entrée avec un récitatif exprimant une tourmente intérieure. Thoas, roi des Scythes suit Iphigénie en chantant « De noirs pressentiments, mon âme intimidée... ».

Acte 2 : Oreste et Pylade, dans l'attente d'une mise à mort, échangent dans un récitatif ténébreux, le premier implorant les dieux de mettre fin à ses jours. Dans une aria da capo, Pylade, répond, exprimant la peine que lui cause de tels propos. Après la séparation des deux amis, Iphigénie fait son entrée devant Oreste qui croit voir Clytemnestre. À la fin de l'acte, c'est un chœur de son Iphigénie en Aulide qui est servie, avec gaieté et solennité.

Acte 3 : « D'une image, hélas ! Trop chéri » est l'air sur lequel Iphigénie fait son entrée. Dans un entretien avec Oreste et Pylade, elle déclare pouvoir sauver l'un des deux amis. Une dispute survient entre les deux pour le choix de celui qui sauvera l'autre en mourant. Pylade est finalement celui qui s'en sort, chargé par Iphigénie de porter une lettre à sa sœur Electre. Refusant de s'en aller, il chante les dieux, espérant un dénouement heureux.

Acte 4 : Dans le temple de Diane, Iphigénie doit accomplir son devoir, en sacrifiant Oreste, mais elle demeure perplexe, chantant un air pour trouver courage à accomplir sa tâche. Sur un propos très pathétique d'Oreste, Iphigénie s'affale dans ses bras et ne le sacrifie point. Pylade revient avec une armée et exécute Thoas qui venait s'assurer de la mort d'Oreste. Dans une apparition, la déesse Diane accorde son pardon à Oreste et l'invite à succéder à Agamemnon, à Mycènes.
L'opéra prend fin dans un air euphorique, au son de trompettes et timbales.

LES ROLES PRINCIPAUX

Iphigénie, prêtresse de Diane, soprano
Oreste, frère d'Iphigénie, roi d'Argos et de Mycènes, baryton
Pylade, ami d'Oreste, roi de Phocis, ténor
Thoas, roi de Tauride, basse
Diane, déesse, soprano

Teatro dell'Opera © Silvia Lelli

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