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Cette saison 2015-2016 est la deuxième du directeur artistique Alexander Pereira à la tête de la Scala de Milan, la salle d’opéra la plus mythique au monde avec le Palais Garnier de Paris.


Fidèle à la tradition, l’ouverture le 7 décembre marquera les esprits une fois de plus par son panache. Le remarquable chef italien Riccardo Chailly (directeur musical de l’institution) dirige le rare Giovanna d’Arco de Verdi. Pour faire revivre l’héroïne française, il a fait appel à des chanteurs d’exception comme la pulpeuse Anna Netrebko dans le rôle titre.


Verdi et la Scala, c’est comme une longue et belle histoire d’amour. Le compositeur italien est chez lui dans les murs du théâtre qui résonnent encore des représentations de légende. Le plus extraordinaire, c’est que cette légende continue à se construire de représentation en représentation. Il est peut-être trop tôt pour l’affirmer mais on peut facilement parier que l’on parlera longtemps de la Mrs Quickly de Falstaff dans l’interprétation de Marie-Nicole Lemieux.


Des grandes stars comme Plácido Domingo et Leo Nucci sont déjà dans la légende car à plus de 70 ans, non seulement ils ont gardé toute la fraîcheur de leur voix mais surtout, ce sont des interprètes exceptionnels. Cette saison, les deux barytons se partagent l’affiche de Simon Boccanegra. De plus, Leo Nucci endosse de nouveau les habits de Rigoletto, son rôle fétiche (avec la jeune Nadine Sierra et le sexy Vittorio Grigolo dirigés par Mikko Franck) et Plácido Domingo reprend le rôle de Francesco Foscari d’I due Foscari.


Comme avec les opéras de Verdi, la programmation 2015-2016 de La Scala de Milan est très ouverte. On peut y apprécier les grands chefs-d’œuvre populaires comme La Bohème de Puccini (avec une superbe distribution : en alternance Maria Agresta et Ailyn Pérez, Vittorio Grigolo et Ramón Vargas, Massimo Cavalletti et Gabriele Viviani, sous la direction de Gustavo Dudamel et dans la mise en scène immortelle de Franco Zeffirelli) et aller vers des répertoires moins visités mais tout aussi intéressants.

La nouvelle production de La cena delle beffe offre un heureux retour à un chef-d’œuvre méconnu du vérisme signé Umberto Giordano, compositeur de Andrea Chénier. Le spectacle devrait séduire à la fois les musicologues et le grand public, tout comme la mise en scène d’Il trionfo del tempo e del disinganno, le magnifique oratorio de Händel.


On appréciera de nouveau le belcanto à la Scala mais baroque cette fois, avec les belles voix de Martina Janková, Lucia Cirillo, Sara Mingardo et Leonardo Cortellazzi dirigées par Diego Fasolis. Pour défendre La Fanciulla del West, autre chef-d’œuvre de Puccini, Riccardo Chailly a réuni autour de lui, Eva-Maria Westbroek, Marcelo Álvarez et Claudio Sgura avec la promesse d’un grand moment d’opéra.


L’italien n’est pas la seule langue défendue avec brio à la Scala qui sait accueillir par exemple, un spectacle 100 % français avec les deux opéras de Ravel, L’Heure espagnole et L’Enfant et les sortilèges. L’excellent chef français Marc Minkowski retrouve son complice Laurent Pelly à la mise en scène et des chanteurs tous dignes d’éloge : Marianne Crebassa, Stéphanie d'Oustrac, Yann Beuron et la jeune et très prometteuse Armelle Khourdoian, entre autres. Côté allemand, Wozzeck, le chef-d’œuvre de Berg réunit, ici encore, une distribution sans faille avec les impressionnants Michael Volle et Ricarda Merbeth. La direction du célèbre Rosenkavalier de Richard Strauss a été confiée à Zubin Mehta.


De nombreux concerts ponctuent la saison 2015-2016 avec (et c’est comme une évidence) les plus grands chefs : Bernard Haitink, Mariss Jansons, Franz Welser-Möst, Gustavo Dudamel, Daniele Gatti, Antonio Pappano, Paavo Järvi, Andris Nelsons...

La liste est impressionnante et si l’on rajoute les chanteurs comme Cecilia Bartoli, Thomas Hampson, Waltraud Meier, Christian Gerhaher, Piotr Beczala, Dorothea Röschmann, Bryan Hymel ou encore les solistes Maurizio Pollini, Anne-Sophie Mutter, Hélène Grimaud, Radu Lupu… il y a de quoi faire tourner la tête !


Pour être complet, il faut également parler du très bon corps de ballet de la Scala. Pour ne citer qu’un événement parmi cette saison classique impeccable, signalons que Roberto Bolle, le danseur étoile mondialement célébré, sera de retour à Milan pour Cendrillon.

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Informations sur Teatro alla Scala

Temple de l’opéra où résonnent encore les notes de Verdi, Toscanini et les voix de Callas et de tant d’autres grands artistes qui ont fait et qui continuent à faire sa légende, la Scala est une merveilleuse salle et un lieu incontournable pour tout amateur de musique classiqueRéservez vos billets !

 

Il aura fallu douze jours, pas un de plus, aux aristocrates milanais pour élaborer les plans d'un nouveau théâtre et les envoyer à l'Impératrice Marie-Thérèse, après l'incendie du Théâtre Ducal. Deux ans plus tard, en 1778, le nouvel opéra est inauguré, sur l'emplacement de l'église Santa Maria alla Scala et le Teatro alla Scala se distingue rapidement par la qualité de ses productions : l'Europe entière vient admirer la richesse des costumes, un choeur à l'effectif imposant, et des chanteurs qui se distinguent par la justesse de leur jeu dramatique.

Le spectacle est aussi dans la salle : on se réunit dans les loges, on échange les dernières nouvelles, on soupe, on joue même aux cartes. La tradition s'est heureusement perdue, mais le public de La Scala sait encore, de nos jours, se manifester bruyamment, qu'il désapprouve quelque trille, ou qu'il consacre définitivement la carrière d'une prima donna.

 

Toutefois, au XIXème siècle, la concurrence du Teatro di San Carlo de Naples qui attire les plus grandes voix de la péninsule, oblige la Scala à se renouveler, mais avec quel panache ! Les noms de Rossini, Bellini et Verdi se lieront pour toujours à celui de la salle milanaise, et l'histoire de la musique italienne, de la musique tout court, est inscrite dans ses murs. C'est ici que sont créés NORMA, LE TURC EN ITALIE, NABUCCO ou FALSTAFF ; c'est ici que triomphent Isabella Colbran ou Maria Malibran.

 

Le règne de Verdi à peine terminé, c'est celui de Toscanini qui commence. Au milieu des orages déclenchés par ses célèbres colères, le chef italien saura constituer un orchestre et une troupe de chanteurs permanents qui imposent de nouveaux critères de qualité pour le monde entier. En ces années-là, on ne chante au MET de New-York qu'à la condition d'avoir été applaudi à la Scala ...

 

La Scala sera détruite en 1943, mais, très vite reconstruite selon les plans d'origine, elle a su garder son âme, grâce à des artistes comme Giulini, Callas, Tebaldi, Karajan ou Visconti, qui ont su, eux aussi, trembler à l'idée de se produire sous le grand lustre en cristal de Murano.