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Aida © Teatro di San Carlo

Verdi Aida

Du 19 juin Au 28 juin 2020
Teatro di San Carlo - Napoli
Programme

Verdi : Aida

3 h Chanté en : Italien
Distribution
  • Chef d'orchestre
    Jordi Bernàcer
  • Metteur en scène
    Mauro Bolognini
  • Interprètes
    Aida: Carmen Giannattasio
    Aida: Hui He
    Aida: Rachele Stanisci
    Radamès: Jorge de León
    Radamès: Antonello Palombi
    Amneris: Anna Maria Chiuri
    Amneris: Nino Surguladze
    Amonasro: Claudio Sgura
    Ramfis: Giorgio Giuseppini
    Ramfis: Cristian Saitta
    Il Re: Francesco Leoni
Description

Même s'il avait été commandé par le vice-roi égyptien pour célébrer l'ouverture du canal de Suez en 1870, l'opéra n'était mis en scène que l'année suivante en raison de la guerre franco-prussienne qui avait retardé la préparation des décors et des costumes en France. L’opéra reflète le style du grand opéra de la tradition française avec un plan extraordinaire, sans renoncer à une description psychologique intime et bien définie des personnages. Le «sujet égyptien» inhabituel, la solennité des protagonistes, la religiosité archaïque de l’atmosphère ont offert à Verdi l’occasion d’unifier tradition et rénovation et de mettre à profit l’expérience de Don Carlos. Aida a certainement contribué à la popularité de pages célèbres telles que «Marcia trionfale» ou de romans traditionnels tels que «Celeste Aida»; pourtant, son succès ne réside pas dans la facilité du langage musical, mais dans la haute tension dramatique. Dans sa construction solide et large, la partition comprend de la danse, des choeurs et la ‘couleur locale’, sans menacer le discours musical dans son ensemble. Ce qui frappe, c’est la capacité du compositeur à passer sans encombre des grands tableaux collectifs à la solitude des protagonistes, en exploitant, comme texture connective, une sorte d’exotisme musical.

Source © Teatro San Carlo

  • Info salle
  • Plan de la salle
  • Synopsis

Teatro di San Carlo - Napoli Location Via San Carlo, 98F - 80132 Napoli Italie

  • Capacité de la salle : 1386

L'Histoire du Lieu en quelques mots …

Le «San Carlo» est le plus vieux théâtre lyrique encore en activité. Dès 1737, année de son inauguration, on y admire l'excellent orchestre de 42 musiciens, mais aussi les chanteuses connues par leur surnom, «la Parruchierrina» ou «la Bastarella», et plus que tout, les castrats du Conservatoire de Naples, dont le fameux Farinelli. Enfin, il se dégage de son architecture somptueuse, avec ses six étages de loges, un charme qui ravira encore Stendhal, où même Paul Klee, fasciné par ce «théâtre superbe, lourd et obscur».

 

On comprend donc que Ferdinand de Bourbon ait vite fait reconstruire l'édifice, et à l'identique, après l'incendie de 1816 : Naples, privée d'opéra, en deuil, menaçait de retirer sa confiance au souverain. Il faut ajouter qu'avait alors brillamment commencé le règne de Domenico Barbaja, un véritable personnage de roman qualifié de «prince des imprésarios» par Alexandre Dumas. Dès 1815, cet ancien garçon de café milanais, à qui Von attribue parfois l'invention de la crème fouettée, avait eu l'idée géniale de prendre pour directeur artistique Gioacchino Rossini en personne. Cette collaboration exceptionnelle, pendant laquelle Rossini composa une dizaine d'opéras et s'enticha de la voix et de la personne d'Isabella Colbran, se termina précipitamment, en 1822, puisque la Colbran était également la maîtresse de Barbaja... Ce dernier engage alors Donizzetti (qui composera notamment LUCIA DI LAMMERMOOR pour le San Carlo), tout en lançant, en 1826, un jeune compositeur nommé Vincenzo Bellini. La scène napolitaine est alors le lieu où se font et se défont les réputations des chanteurs : c'est ainsi que le célèbre ténor français Adolphe Nourrit, s'esti-mant peu applaudi, se suicidera après une représentation au San Carlo. C'est ensuite le compositeur Saverio Mercadante qui gagnera les faveurs du terrible public du San Carlo, à tel point qu'un Verdi ne s'y sentira pas tout de suite à l'aise. Mais il finira par y triompher en 1872, où il assure la direction d'une saison entière, et fait construire une fosse d'orchestre.

 

Toutefois, auXXème siècle, l'étoile de la Scala de Milan fait parfois pâlir celle de l'opéra de Naples, une rivalité ancestrale qui dure toujours, dans un pays où les mélomanes doivent savoir choisir leur camp. Mais la scène napolitaine sait se défendre en enrichissant, de nos jours encore, le plus vaste répertoire au monde d'oeuvres créées dans un théâtre lyrique ; et les plus grands chanteurs, comme Beniamino Gigli qui s'y est produit de 1915 à 1953, restent exceptionnellement fidèles au public averti du Teatro di San Carlo, qui est aussi le plus chaleureux qu'on puisse imaginer.

Teatro di San Carlo

Synopsis

Aida

Le grand décorum d’Aida ne doit pas faire oublier que l’intime est au centre de l’ouvrage. Histoire d’amour d’une infinie douceur sur une trame politique, l’opéra offre une grande variété d’émotion. Comme tout chef-d’œuvre de Verdi, seules les grandes voix peuvent rendre justice à la fabuleuse écriture vocale.

Cet opéra en quatre actes est mondialement connu notamment pour sa marche triomphale (les trompettes d’Aida) qui fait parfois oublier à quel point la musique de Verdi, dans cette œuvre, est riche et complexe. Souvent martiale et ne manquant pas d'emphase pour accompagner les armées victorieuses, elle traduit aussi les tourments des passions humaines : amour, tendresse ou jalousie…
Douce et harmonieuse dans le prélude du premier acte, passionnée et dramatique dans les scènes d'amour, la partition se fait poignante pour accompagner la mort des amants.

HISTOIRE

En Égypte, au temps des pharaons, le roi d'Ethiopie, Amonasro menace d'attaquer Thèbes et la vallée du Nil. Le jeune capitaine égyptien Radamès est amoureux d'une jolie esclave éthiopienne, Aida, mais il ignore qu'elle est la fille d'Amonasro. De son côté, Amneris, la fille du Pharaon, est éprise de Radamès. La jalousie et la passion, sur fond de guerre et de trahison, entraîneront la mort de Radamès et de la jeune esclave.

Acte 1
Le grand-prêtre Ramphis apprend à Radamès la menace qu'Amonasro fait peser sur Thèbes. Radamès rêve d'être nommé chef de l'armée égyptienne, de vaincre l'Ethiopie et d'obtenir pour récompense celle qu'il aime, Aida la jeune esclave éthiopienne, servante d'Amneris, fille du Pharaon. Mais Amneris aime Radamès. Elle crie sa jalousie et sa colère, tandis que la jeune esclave est déchirée entre son amour et sa loyauté envers sa patrie. Ramphis remet le glaive sacré à Radamès qui prend le commandement.

Acte 2
Par ruse, Amneris parvient à comprendre que sa servante Aida est amoureuse de Radamès qui rentre, vainqueur des Éthiopiens. Porté en triomphe au son des trompettes, il demande au roi qu'on lui amène les prisonniers. Parmi eux, Amonasro ordonne à sa fille à mi-voix, de ne pas le trahir. Le roi gracie les prisonniers et récompense Radamès en lui donnant la main d'Amneris.

Acte 3
Sur les bords du Nil, Radamès a donné rendez-vous à sa bien-aimée qui l’attend, songeuse à l’évocation du souvenir de son pays. Amonasro, caché là, découvre l'amour secret de sa fille. Il la convainc de profiter de cette situation pour soutirer des renseignements à son amant. Lorsque Radamès paraît, elle le supplie de fuir en Ethiopie. Il accepte et lui confie le chemin que prendra l'armée égyptienne. Amonasro sort de sa cachette, lui révèle son identité et lui propose la main de sa fille Aida et le trône. Les amants ignorent qu'Amneris a entendu leur conversation. Elle alerte les prêtres. Aida et son père s’enfuient tandis que Radamès, accusé de trahison, est fait prisonnier.

Acte 4
Radamès va être jugé. Amneris le fait appeler et lui promet sa grâce s'il renonce à l’amour d’Aida. Il refuse. Le jugement le condamne à être emmuré vivant. Amnéris supplie en vain qu'on l'épargne. Dans son tombeau, Radamès se lamente et découvre, blottie dans un coin, Aida qui s’était cachée là en secret, pour l'accompagner dans la mort. Ils s’unissent à tout jamais dans la mort alors qu'Amneris implore la paix éternelle.
 

LES RÔLES PRINCIPAUX

Aida, esclave éthiopienne (soprano)
Radamès, capitaine égyptien (ténor)
Amneris, fille du Pharaon (mezzo-soprano)
Amonasro, roi d'Éthiopie (baryton)
Ramphis, grand prêtre égyptien (basse)

Teatro di San Carlo

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