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Un concert de musique classique

 

 


La question peut paraître saugrenue pour les spécialistes de la musique classique mais pour celui qui n’a jamais poussé la porte des salles prestigieuses, elle a toute sa légitimité. La différence entre un opéra, une version de concert, un récital ou bien encore un concerto peut sembler parfois bien confuse. Voici, tout modestement, un aperçu de ce qui attend le futur spectateur d’un concert, d’un récital ou d’un opéra, en bref, un spectateur de musique classique.


Nous avons le plaisir de proposer à la vente des billets pour les salles de concerts classiques les plus célèbres au monde, comme par exemple La Philharmonie de Paris, la Philharmonie de Berlin ou encore le Concertgebouw d'Amsterdam, le Musikverein de Vienne qui offrent des programmations très riches.


Les notions de base

 

Tout d’abord, rappelons quelques notions de base, notamment qu’est-ce qu’un opéra ?

Un opéra peut être, peu ou prou, comparé à du théâtre chanté. Pour raconter une histoire, Mozart, Puccini, Wagner ou Verdi, compositeurs bien connus, ont écrit de la musique sur des pièces que l’on appelle des livrets. Même s’il n’est pas tout à fait faux de dire que les opéras sont souvent des drames, il serait dommage de réduire aux seules passions amoureuses, les nombreux livrets qui ont servi à leur composition. Il n’est pas rare de rire dans la salle et, comme au théâtre, tous les sujets sont abordés à l’opéra. Sur scène, les chanteurs évoluent en costumes et dans des décors pour raconter ces histoires. Les artistes sont accompagnés par un orchestre qui se trouve en fosse. Le chef tient un rôle majeur puisque c’est sur lui que repose la cohérence de l’ensemble car il donne la battue et ses indications à la fois à son orchestre et aux chanteurs sur scène.
On estime que la naissance de l’opéra s’est faite à Florence, au XVIIe siècle. Euridice de Jacopo Peri est la toute première oeuvre dont nous conservons la trace. Rappelons que le genre est encore très vivant et que chaque saison, ce sont plus d’une dizaine de nouveaux opéras qui voient le jour.

 

Le concert classique et ses déclinaisons

 

Venons-en maintenant au concert classique et à toutes ses déclinaisons…

En gros, lorsque vous irez à la Philharmonie de Berlin, du Luxembourg ou de Paris, vous assisterez la plupart du temps, à un concert symphonique. Sur scène, tous les musiciens de l’orchestre se déploient autour du chef qui, grâce à son savoir-faire, va interpréter les œuvres au programme. C’est à dire qu’il va suivre la partition écrite par le compositeur, en y apportant d’infinies nuances. Une symphonie de Brahms, par exemple, n’aura donc pas la même saveur si elle est interprétée par Sir Simon Rattle ou par Riccardo Chailly. De même, chaque orchestre possède un son différent. En résumé, c’est la même œuvre mais ce n’est jamais la même chose !
En généralisant, on peut dire qu’un concert se déroule de la manière suivante : une première partie comportant une œuvre courte, comme une mise en bouche et une œuvre plus longue faisant intervenir un soliste, comme un hors-d'œuvre. Vient alors l’entracte qui laisse place à la deuxième partie où l’orchestre joue le plat de résistance, la grande symphonie. Il arrive parfois que, porté par l’enthousiasme du public, le chef offre un bis (non prévu dans le programme) en guise de dessert !


Puisque la notion a été évoquée, qu’est-ce qu’un soliste ? Comme son nom l’indique, il s’agit d’un artiste qui joue la partie solo d’une œuvre où il va


comme dialoguer
avec l’ensemble de l’orchestre. Ce type d’œuvre est appelé le concerto et il y a des concertos de toutes sortes : Concerto pour violon, pour piano ou pour violoncelle pour les plus répandus mais également pour clarinette, pour cor, pour marimba, pour mandoline et même, pour machine à écrire ! Il existe des concertos pour violon et violoncelle par exemple, pour deux, trois, quatre pianos qui peuvent porter le nom de double concerto ou triple concerto, etc. Rappelons-le, la symphonie quant à elle, fait entendre tout les instruments, ensemble ou bien à tour de rôle.

Petite indication au passage, un concerto est composé en général de trois mouvement tandis que la symphonie, de quatre mais il y a beaucoup d’exceptions !
De même, il y a toute sorte de concerts symphoniques, avec deux ou trois concertos, plusieurs symphonies, une seule, plusieurs œuvres courtes, des œuvres religieuses, etc.

 

Ouvrons une parenthèse sur la musique dite « d’église ». Bon nombre de compositeurs ont écrit des œuvres religieuses, comme des messes, des Requiem ou des oratorios. Destinées aux lieux de culte à l’acoustique particulière, elles ont intégré depuis longtemps le cadre laïque des salles de concert. Souvent, ces grandes fresques font intervenir les chœurs. Ouvrons une parenthèse dans la parenthèse pour parler des oratorios qui sont, en général, des histoires bibliques mises en musique (il existe également des oratorios sur des héros mythologiques, sur Jeanne d’Arc ou sur les Saisons !). Ces œuvres, à l’origine, n’ont pas été destinées à être mises en scène mais parfois, le sujet est tellement évident que l’on rencontre des oratorios à l’affiche des opéras !


Les salles de concert peuvent accueillir des représentations d’opéra mais comme elles ne sont pas conçues pour cela, les œuvres sont jouées sans décor, sans costume et sans mise en scène. L’orchestre est à sa place, sur scène, et les chanteurs, partition à la main, se tiennent alignés devant, face au public. On dit alors que l’opéra est donné en version de concert. Une version semi-scènique à l’opéra comme au concert, est proposée parfois aux chanteurs qui se prêtent au jeu et esquissent quelques mouvements de scène. Ils sont rarement costumés et il n’y a pas de décor. C’est à mi-chemin entre l’opéra et la version de concert.


D’autres formes d’art trouvent leur place au concert comme le cinéma, par exemple, lorsque un film est projeté tandis que l’orchestre sous l’écran géant joue la partition, en direct.

 

Les differents orchestres

 

Revenons à l’orchestre, ou plus précisément, à sa taille pour évoquer la musique de chambre.

Une formation compte une centaine de membres environ mais ce nombre varie en fonction de l’œuvre jouée (une symphonie de Mahler demande plus d’instrumentistes qu’une symphonie de Mozart). Notons au passage qu’il n’existe pas vraiment de différence en Orchestre Philharmonique et Symphonique. Il s’agit tout simplement du nom donné à l’origine à telle ou telle formation. Les orchestres philharmoniques ayant souvent été soutenus par une société philanthropique ou une association de musiciens. On aurait tendance aujourd’hui à considérer qu’un orchestre philharmonique serait plus gros qu’un orchestre symphonique mais à tort. Tous deux sont capables de jouer les symphonies de Mozart et de Mahler.


Mais l’histoire de l’orchestre se décline sur plusieurs siècles et ce qu’on appelle la musique baroque s’apparente à une période qu’on pourrait grossièrement situer entre Monteverdi et
Mozart adulte. On pourrait rentrer dans le détail en évoquant également la musique Renaissance ou médiévale, mais lorsque l’on parle de musique baroque, on a tendance aujourd’hui à englober, à tort, ces périodes. Pour simplifier, on pourrait dire que la musique baroque désigne un répertoire précis, joué sur des instruments d’époque. Même si ces précieux instruments ne sortent pas tous des musées, un important mouvement esthétique a permis dans les années 70 de revenir à leurs sonorités et aux sources des partitions. Il n’était pas rare au milieu du XXe siècle de jouer la musique de Bach avec des effectifs monstrueux. Le mouvement baroque a offert une nouvelle approche stylistique et également la redécouverte d’un important répertoire, réellement passionnant. Les orchestres baroques que l’on rencontre dans les salles de concert comptent, comme à l’époque, peu de musiciens et il n’est pas rare qu’ils ne soient pas dirigés par un chef d’orchestre, comme à l’époque.


On le voit, un concert classique accueille n’importe quelle taille d’orchestre. Les compositeurs ont d’ailleurs écrit pour de plus petites formations encore, huit, sept, six instrumentistes et le plus souvent pour quatre. Il existe de très belles œuvres composées pour le quatuor et également pour le trio et le quintette et cette très belle littérature constitue la musique de chambre qui, comme son nom l’indique, peut se jouer dans un univers plus intime qu’une salle de 3.000 places !


Il arrive parfois que la formation soit réduite à sa plus simple expression, à savoir un seul et unique instrumentiste. On parlera alors plutôt d’un récital même si les œuvres jouées s’apparente à la musique de chambre. Il existe des récitals de piano et de violoncelle solo mais la plupart du temps, les artistes sont accompagnés par un autre instrumentiste, le plus souvent un pianiste. Les récitals les plus courus sont, outre les grands pianistes, les récitals lyriques où le chanteur seul avec son accompagnateur, compose des programmes autour de poèmes mis en musique ou des extraits d’opéra. Il ne faut toutefois pas confondre avec ce qu’on nommera à proprement parler le concert d’airs d’opéra où la soprano ou le ténor star se produit avec un orchestre au grand complet.

 

Les plus grandes salles

 

Voici quelques notions pour permettre à l’amateur de franchir sans trop de peine, les portes des salles de concert parmi les plus prestigieuses. En fonction de votre oreille, une salle n’aura pas le même rendu qu’une autre et seules quelques unes à travers le monde ont gagné la réputation de posséder la meilleure acoustique.


Dans les salles anciennes, la plus célèbre est sans doute, le Musikverein de Vienne. Le son, dans cette « boite à chaussure », modèle incontesté avec ses boiseries et ses sublimes décors semble si naturel à l’oreille que la musique classique y est chez elle. Le Concertgebouw d’Amsterdam lui dispute cette première place européenne comme le Carnegie Hall de New York, sur le plan mondial. Plus proche de nous, la Philharmonie de Berlin est également une salle mythique. Voulue par Karajan, elle place le chef d’orchestre à une position centrale et les spectateurs tout autour. De même, son acoustique est remarquable. De part le monde, de belles salles jouissent d’une excellente réputation comme la Philharmonie de Luxembourg ou la toute nouvelle Philharmonie de Paris. Même s’il est un peu tôt pour le dire, quelques grands chefs invités l’ont d’emblée placée dans le top 5 des meilleures salles modernes ! Pour être complet, il faut citer également le L'Auditorium Parco della Musica de Rome ou bien encore la moderne KKL de Lucerne.