












| Saint-Pétersbourg et la musique |
Lieux, Orchestres & Festivals |
Histoire |
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Saint-Pétersbourg
est et a toujours été au cœur de la musique classique
en Europe. Lorsque Pierre le Grand s’installa à Moscou
en 1703, il emmena avec lui le Pridvorny khor (orchestre de la cour),
l’institution la plus ancienne et la plus vénérable
de la musique russe et de l’éducation musicale. Spécialisé
jusqu’alors dans la musique d’église, on lui confia
également l’opéra. A la fin du XVIIIe siècle, des compositeurs de Saint-Pétersbourg et de Moscou s’étaient mis à rassembler des chansons populaires et à en publier diverses versions. A partir du début du XIXe siècle, la musique écrite par les compositeurs russes a de plus en plus recours aux modes d’expression de la chanson populaire. La création du premier opéra de Mikhail Glinka, Zhizn' za Carya (La Vie pour le tzar), donnée en novembre 1826 au Bolschoï qui venait d’ouvrir ses portes à Saint-Pétersbourg, fut saluée avec enthousiasme par la presse. Vladimir Odoyevsky vit dans cette œuvre la naissance de l’opéra et de la musique russe, le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la culture. L’opéra russe était joué au théâtre Mariinsky, qui fut inauguré à l’automne 1860 par l’opéra de Glinka La vie pour le tzar. Dans ce théâtre, un ensemble russe produisait des œuvres étrangères, traduites en russe, mais aussi et de plus en plus des opéras de compositeurs russes. L’absence d’intérêt de la cour pour la musique russe, que reflétaient notamment les faibles émoluments des musiciens russes, et les efforts résolument mis en œuvre par une jeune génération dans les années 1860 pour créer une véritable musique russe, jetèrent les bases d’un conflit sur la politique culturelle à mener. Anton Rubinstein, qui avait suivi une formation de pianiste et de compositeur en Europe occidentale, percevait les faiblesses du système d’éducation russe. Il plaida donc pour la création d’un conservatoire à Saint-Pétersbourg. En 1859, il fonda une Société de musique russe (Russkoe muzykal'noe obshchestvo) qui donnait régulièrement des concerts en public. A partir de 1860, les sommes réunies servirent à organiser des cours destinés aux étudiants en musique, ce qui marqua la naissance du premier conservatoire russe, officiellement inauguré en 1862. C’est à peu près à la même époque qu’apparurent les “Mighty Handful”, un groupe de jeunes gens passionnés de musique, formés à Saint-Pétersbourg. Le musicien autodidacte, Miliy Balakirev, était le seul musicien professionnel du groupe ; tous les autres s’étaient lancés dans une carrière militaire : Alexander Borodin, Modest Mussorgsky et César Cui. La tête intellectuelle du cercle, son cerveau et idéologue, était Vladimir Stasov. Le groupe fut développé par les compositeurs qui évoluaient autour de Balakirev. Pour Stasov et les “Mighty Handful”, la création d’un conservatoire représentait un anachronisme et un obstacle au développement d’une culture nationale. Dès mars 1862, ils fondèrent donc une Ecole de musique libre (Bezplatanaya muzykal'naya shkola), financée par les concerts ; au fil des années elle établit avant tout sa réputation comme école de chant. Le conflit prit ostensiblement fin en 1872, lorsque Rimsky-Korsakov accepta une chaire de professeur au conservatoire. Les fondations d’une « école de compositeurs » russe étaient ainsi posées et résistèrent jusque bien avant dans le XXe siècle. Sous la tutelle de Rimsky-Korsakov, une nouvelle génération de compositeurs fut reconnue avec, parmi les plus importants, Aleksandr Glazunov et Anatol Liadov. Les premières
années qui suivirent la révolution bolchévique
furent marquées par un esprit de renouvellement artistique. Dmitr Shostakovich, qui vivait à Saint-Pétersbourg, fut le premier confronté à l’application concrète de cette doctrine. Son opéra Lady Macbeth de Mtsensk (1932) tout comme ses autres oeuvres furent dénoncés officiellement. La doctrine voulait une musique et un langage musical accessibles aux gens ordinaires. Toutes les orientations modernistes furent interdites au profit de styles conservateurs, d’accès facile. La réhabilitation des principaux compositeurs du pays et la réapparition de nombreuses compositions interdites n’intervinrent qu’après la mort de Staline, en 1953. Les compositeurs soviétiques firent alors preuve d’un intérêt renouvelé pour les innovations occidentales en matière de composition, et notamment pour le sérialisme, la musique aléatoire et électronique. Au milieu des années 1980, la musique des compositeurs contemporains les plus originaux bénéficia rapidement d’une reconnaissance internationale. Le retour de la foi religieuse marqua également celui de l’héritage de la musique sacrée russe, longtemps réprimée, de Bortniansky à Tchaikovsky en passant par Rachmaninoff, ainsi qu’une explosion de nouvelles compositions de musique sacrée et de choeurs. |
Théâtre
Mariinsky - www.mariinsky.ru Le Festival
des Nuits blanches - (Juin) - www.mariinsky.ru
Philharmonie
de Saint-Pétersbourg - www.philharmonia.spb.ru L’Orchestre
Symphonique de Saint-Pétersbourg Le Printemps
musical de Saint-Pétersbourg (Mai) - www.philharmonia.spb.ru Festival
International de Musique ancienne (Sept-Oct) - www.earlymusic.ru Théâtre
d’Etat de ballet et d’opéra Moussorgsky - www.mikhailovsky.ru Salle d’Opéra
du Conservatoire - www.conservatory.ru Capella
Académique d’Etat |
Alexandre
de Novgorod battit les Suédois sur les bords de la Néva
en 1240. Les Suédois reprirent le contrôle de la région
au XVIIe siècle et c’est la volonté de Pierre le Grand
d’écraser ce rival et de faire de la Russie une puissance
européenne qui conduisit à la fondation de Saint-Pétersbourg.
Au début de la Grande Guerre nordique (1700-21), il s’empara
des avant-postes suédois sur la Néva et, en 1703, fonda
la forteresse Pierre et Paul sur les rives du fleuve, à quelques
kilomètres de la mer. Après avoir écrasé les
Suédois à Poltava en 1709, la ville qu’il appela Sankt
Pieter Burkh (à la hollandaise) commença à se développer.
On y creusa des canaux pour assécher la rive sud marécageuse
et, en 1712, il fit de la ville sa capitale, contraignant les administrateurs,
les nobles et les marchands à s’y installer et à y
construire leurs demeures. A la mort de Pierre le Grand en 1725, sa ville
comptait une vaste population et 90% du commerce extérieur de la
Russie passaient par elle. Les successeurs immédiats de Pierre le Grand préférèrent installer la capitale à Moscou, mais l’impératrice Anna Ivanovna (1730-40) la ramena à Saint-Pétersbourg. Entre 1741 et 1825, sous les règnes de l’impératrice Elizabeth, de Catherine la Grande et d’Alexandre Ier, la ville devint une capitale cosmopolite, abritant une cour royale. Saint-Pétersbourg fut le théâtre de certains des événements politiques les plus tragiques de l’histoire de la Russie. En 1825, un groupe d’officiers russes, appelés les décembristes, tentèrent de fomenter une révolte dans la ville pour empêcher Nicolas Ier auquel ils préféraient son frère Constantin, d’accéder au trône. Saint-Pétersbourg
devint un foyer de grèves et de violence politique et la plaque
tournante de la révolution de 1905, déclenchée
par le ‘dimanche sanglant’ (9 janvier 1905) lorsque la troupe
se mit à tirer sur des grévistes, venus s’adresser
au tsar au palais d’hiver. L’opposition permanente au pouvoir impérial conduisit à la révolution russe de 1917, qui commença par un soulèvement spontané des ouvriers et des soldats dans la ville. La révolution atteignit son apogée avec la prise de pouvoir par les bolcheviques et par la création d’un nouveau gouvernement soviétique dirigé par V. Lénine. On était alors en pleine Première Guerre mondiale et l’image de la ville était encore associée au pouvoir impérial ; les bolcheviques décidèrent alors de faire de Moscou la capitale du nouvel Etat soviétique. Après la mort de Lénine en 1924, Petrograd fut rebaptisée Leningrad en son honneur. Lorsque les Allemands attaquèrent l’URSS en juin 1941, il ne leur fallut que deux mois et demi pour atteindre Leningrad. Comme c’était le lieu de naissance du bolchevisme, Hitler jura de gommer la ville de la surface de la terre. Ses troupes l’assiégèrent jusqu’à la fin janvier 1944 : entre 500,000 et un million de personnes périrent sous les bombardements, ou moururent de faim et de maladie. Après la
guerre, Leningrad fut reconstruite et retrouva vie petit à petit.
En 1991, avec la fin du régime soviétique, les habitants
de Leningrad votèrent pour que leur ville retrouve le nom de
Saint-Pétersbourg. Les investissements étrangers permirent
à la ville de redevenir la fenêtre de la Russie en Occident.
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Saint-Pétersbourg,
le "musée
en plein air"
à
voir / gastronomie / guide du voyageur / sites internet
| Architecture |
A
voir |
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Les principales tendances de l’architecture russe et mondiale des XVIIIe, XIXe et XXe siècles sont presque toutes représentées à Saint-Pétersbourg. C’est ce qui explique que la ville soit appelée un « musée en plein air ». Les ensembles architecturaux
du début du XVIIIe siècle ont presque tous été
bâtis dans le style baroque. Les petits bâtiments
de l’époque se caractérisent par la sobriété
de leurs formes architecturales et par la richesse de leurs couleurs.
Dans les années
1740-1750, l’architecture fut dominée par la réappropiation
des formes et techniques du baroque occidental et des traditions architecturales
nationales, associée au style national distinctif : le baroque
russe. Ce style, notamment incarné par les œuvres
de l’architecte V.V. Rastrelli, se caractérise par des
dimensions grandioses, une grande imagination et complexité qui
cohabitent avec la clarté de la structure. Le baroque fut remplacé par le classicisme russe, qui satisfaisait entièrement les goûts esthétiques des gens éduqués de l’époque et se caractérisait par des formes architecturales simples et rigoureuses. Les fondateurs de ce style furent le grand architecte russe, V.I.Bazhenov – dont le projet servit de base à l’architecte V.F.Brenna pour sa construction du château Mikhailovsky (1797-1800) -, et I.Ye.Starov, l’architecte du palais Taurida (1783-1789 ) et de la cathédrale Troitsky de la laure Alexandre Nevsky (monastère) (1778-1790). L’Art
Nouveau est également très présent à
Saint-Pétersbourg dans plus de 10 000 édifices, dont la
diversité est fascinante. Divers courants de l’Art Nouveau
– de sa branche moscovite à des spécimens stylisés
rapportés de Paris ou Berlin, en passant par son ‘renouveau’
national nordique - sont représentés dans les limites
du Saint-Pétersbourg d’avant 1914. |
Forteresse
Pierre et Paul Place du
Palais Place Isaac Place des
décembristes La perspective
Nevsky Le Palais
Yusupov L’Ensemble
Smolny Les Ponts |
JARDINS Jardin
Alexandre Jardin d’été AUTOUR Peterhof
- www.peterhof.org Pouchkine
(Tsarskoïé Sélo) - www.pushkin-town.net Gatchina
- www.alexanderpalace.org/gatchina |
The
Hermitage Museum - www.hermitagemuseum.org The Russian
Museum www.rusmuseum.ru/eng The Marble
Palace www.rusmuseum.ru/eng The Museum
of the History of St. Petersburg The House
of Peter the Great Cruiser
Aurora www.aurora.org.ru Dostoyevsky
Memorial Museum www.md.spb.ru |
Astoria
Hotel (5*) Grand Hôtel
Europe ( 5*)
Helvetia
Hotel (4*) The Guyot
Hotel (4*) |
Senat Restaurant
Mechta Molokhovets
Count Suvorov
Bar Restaurant Dvorianskoe
Gnezdo Taleon Restaurant
Vienna |
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